Brice Parfait Kolélas, né le 6 août 1959, est fils de Bernard Kolélas et de Jacqueline Mounzenze. Il est resté longtemps dans l’ombre de son influent et charismatique père qui le prend avec lui comme responsable à la mairie lorsque celui-ci est élu maire de la ville de Brazzaville en 1992 et installé en 1994. C’est aussi avec lui aussi qu’il va prendre le chemin de l’exil en octobre 1997, après la victoire des forces de Dénis Sassou-Nguesso sur celles de Pascal Lissouba, d’abord en Côte d’Ivoire et ensuite au Mali.

En 1993, sous la direction de Jean Magnan De Borgnier, ce fils de Bernard Kolélas soutient à l’université de Dijon sa thèse de doctorat unique en sciences économiques qui porte sur un sujet classique à savoir : La firme et les alternatives stratégiques ; Intégration verticale-contrat de long terme, Intégration verticale-marché. Il a enseigné l’économie, les transports et les techniques commerciales tour à tour à l’université de Dijon sous la direction de son directeur de thèse en même temps doyen de la faculté des sciences économiques, au lycée professionnel de Joigny où il est chef de département des BTS transport et au lycée de Sens dans l’Yonne. Avec ce bagage intellectuel, il est embarqué par son père pour un poste à la mairie centrale de Brazzaville. Mais l’expérience ne devra pas durer longtemps. Elle est interrompue par la guerre civile du 5 juin 1997.

Au retour de l’exil après la mort de sa mère le 29 septembre 2005, et après signature de plusieurs accords entre le MCDDI et le PCT, il fait son entrée au gouvernement en 20O7 comme ministre de la Pêche maritime et continentale chargé de l’Aquaculture et ensuite ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État. Il y reste jusqu’en 2014. A la mort de son père, survenue le 12 novembre 2009 à Paris, Parfait Brice Kolélas prend les rênes du parti fondé par son défunt de père. Mais pour certains cadres du parti, le mode de désignation comme secrétaire général n’est pas conforme aux textes du parti. Ils y voient une succession héréditaire. S’ensuivent plusieurs critiques et naissance de quelques  dissidences qui affaiblissent le parti.

Entre temps, le député de Kinkala commence à critiquer publiquement le non-respect des accords signés avec le PCT en 2005 sur le partage du pouvoir. Il est aussi parmi les premiers à s’exprimer publiquement sur le refus du changement de l’ordre constitutionnel.  Cet acte de courage et d’audace de sa part et de son bureau politique va accentuer la division du parti. Comme en politique tout est possible, la main du pouvoir est trop longue pour ne pas être vue même par les non connaisseurs de la vie politique du pays. Aujourd’hui, il existe deux MCDDI, un dans la majorité présidentielle dirigé par le propre frère de Parfait, Landry Kolélas et l’autre dans l’opposition. Mais, cette liberté d’expression est suffisante pour qu’il soit écarté du gouvernement lors du réajustement gouvernemental en 2014. Membre de l'Idc, ce père de trois enfants est candidat à l'élection présidentielle de Mars 2016 sous les couleurs de la Convention des démocrates humanistes africains (Codeha).

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