Né  le 19 mars 1947 à Mossaka, dans le département de la Cuvette, Jean-Marie Michel Mokoko, est un officier général congolais ayant exercé les fonctions de chef d'état-major des armées du Congo-Brazzaville. Il fréquente l'école militaire préparatoire Général-Leclerc à Brazzaville. Il prépare ensuite le concours de Saint-Cyr à la corniche Bournazel du Lycée Dumont d'Urville de Toulon et intègre en 1970 l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Pendant cette période l'école est dirigée par le général de brigade Jean Richard.

De 1970 à 1972, il est élève-officier appartenant à la promotion no 157 « Général de Gaulle »1  Il poursuit à l'école d'application du génie d'Angers. Il est ensuite diplômé de l'École d'état-major de Compiègne

En 1987, il succédera au général Emmanuel  Elenga au poste de chef d'État-Major des armées du Congo. Il tenta de dépolitiser l'armée pour mettre fin au coup d'État comme moyen d’accession au pouvoir d’Etat. En 1990, il est général de brigade. Sa dimension républicaine fera que le tournant dangereux que le prenait le peuple congolais  ne soit pas un précipice quand tous les ingrédients semblaient réunis pour qu’il y est feu en la demeure. En 1992, Il est l’homme de la situation pour régler le contentieux né de l’interprétation de l’article 75 de la Constitution de 1992 qui disait que le président nomme le premier ministre issu de la majorité parlementaire. La nouvelle alliance de circonstance, PCT-MCDDI, visiblement mise en place pour coincer le nouveau président Pascal Lissouba, faisait basculer la majorité au parlement. On connaît la réaction du pouvoir de l’époque dont certains sont au cœur de l’opposition aujourd’hui : la dissolution de l’Assemblé nationale à peine mise en place.  Et c’est l’armée républicaine, avec à sa tête un certain J.M. Mokoko, qui « sépara » les deux camps après des violences et des troubles sans nom dans le pays. Le 18 juillet 1993, il démissionne du poste sentant sa vie en danger, et s'exile en France. La même année, Il est radié de l'armée par Pascal Lissouba.  S’en suivra pour une longue période de jachère pour la carrière de cet homme svelte et déterminé.

En février 2005, il est nommé conseiller du président Denis Sassou-Nguesso responsable du département de la Paix et de la Sécurité en Afrique. En 2006, le général Mokoko est représentant spécial du président en exercice de l'Union africaineDenis Sassou-Nguesso. Il sera à cet effet présent à Abidjan pour tenter d’aider les belligérants de la crise ivoirienne, entre les forces gouvernementales les FANCI et les forces rebelles dirigées par Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. En 2012, il est nommé comme représentant spécial de l’Union Africaine en République Centrafricaine. Après avoir démissionné de ses fonctions comme conseiller du chef de l’Etat en février 2016, il se déclare dans la foulée candidat à l’élection présidentielle comme indépendant, le 13 février 2016.

Suivez toute l'actualité de la campagne du Général Jean Marie Michel Mokoko 

 

Add comment


Security code
Refresh